Sport et politique

Pour ce quatrième message, fini la poésie. Revenons quelques instants dans ce monde de brutes et parlons politique. Est-il justifié de nous noyer sous un déluge d’informations concernant «ceux qui nous gouvernent » au vu du peu d’influence qu’aura en fin de compte sur nos vies quotidiennes le fait que ce soit le parti violet ou le parti jaune qui remporte l’élection? Certainement pas. Il est pourtant impossible d’y échapper. On ne peut pas allumer la télé, se connecter sur le web ou ouvrir un journal, sans se voir imposer les vues du gouverneur alpha ou de la ministre beta ou, pire encore, de tomber sur un débat dans lequel ces deux personnages s’affrontent.
Personnellement, pour éviter ce matraquage stérile, je change de chaîne ou je passe aux pages sportives. Mais là encore, il me faut déchanter car la politique a aussi envahi le sport. Et les exemples de cette invasion barbare sont nombreux. Le dernier en date s’est déroulé lors de la finale du Championnat du Monde de football des clubs, niveau benjamins, soit une compétition dans laquelle les équipes sont composées de gamins de huit ans. Cette finale se jouait en Algarve le mois dernier et voyait deux clubs espagnols s’affronter, le FC Valence et le FC Barcelone. Les faits? Les juniors du FC Barcelone ne sont entrés sur la pelouse qu’une fois l’hymne national espagnol terminé. Pour ceux qui ne le sauraient pas, les dirigeants du Barça affichent clairement et de façon régulière leur penchant pour la nation catalane. Les matches de l’équipe professionnelle du Barca servent parfois de vitrine à ces idées. L’utilisation du sport comme instrument de propagande indépendantiste est déjà dommage en soit mais alors abuser de l'ignorance de bout’choux de huit ans me semble vraiment de mauvais goût. Heureusement que les coups de génie d’Eto’o, Messi, Ronaldinho and Co continuent de nous faire rêver.
Un autre exemple intéressant est la récupération par le gouvernement de Pyongyang de la victoire des siens sur l’Italie lors de la Coupe du Monde de football en 1966, propagande communiste oblige. Un documentaire a été réalisé sur ce sujet. Il est au programme de la Lucarne 2007. À ne pas rater.


