Rencontres Internationales Cinéma et Sport de Montréal

mardi 31 juillet 2007

Les jeux qu'il nous faut


Le sport professionnel est malade. Les affaires de dopage et de corruption se suivent les unes après les autres. Le cyclisme semble avoir touché le fond et nous ne pouvons qu’espérer un renouveau de ce sport prisonnier de ses vieilles et mauvaises habitudes. Mais la petite reine n’est pas la seule à être pointée du doigt dans une société où le deuxième n’est plus que jamais le premier des perdants. Les Ligues professionnelles américaines n’ont encore à ce jour pas réellement pris la mesure du problème du dopage dans leurs sports respectifs. L’affaire Bonds ainsi que les visages bouffis par les anabolisants de ses collègues joueurs de baseball en disent long. Ce n’est guère mieux en Europe où le football est gangrené par une corruption encore décuplée par l’avènement des sites de paris en lignes. Le triste scandale ayant touché le calcio italien en 2006 ne semble être que la pointe de l’iceberg. Seuls les premiers ont droit aux faveurs des sponsors les plus généreux et aux couvertures des magazines en papiers glacés. Alors on triche, on corrompt, on avale des pilules, on se transfuse le sang. Tous les coups sont permis.

Certains, avides de spectacle, s’en réjouissent. D’autres, que je qualifierais de vrais amateurs de sport, commencent peu à peu à se fatiguer de tant de ratés et tentent de trouver des alternatives. C’est le cas des créateurs des Jeux Mondiaux de l’Environnement (www.eco-games.org), un évènement nécessaire créé en 2004 et dont le succès va grandissant. Le principe? Participer à des activités sportives dans le respect de soi, des autres et de l’environnement. Les chronomètres et classements sont mis de côté afin de se recentrer sur le plaisir de pratiquer son sport favori dans un cadre privilégié (plus de vingt pratiques sportives toutes respectueuses de l’environnement sont au programme). Ici pas de coups bas, de tensions et de suspicions. Ces Jeux se déroulent chaque année dans un cadre paradisiaque encore épargné dans l’État de Bahia au Brésil. Mais leur succès a déjà fait des émules puisque d’autres Eco-Games sont organisés en Europe, en Afrique et en Asie. Le simple fait d’écrire ces lignes est rafraîchissant, voilà un véritable antidote à la décadence du sport-spectacle. Bon vent aux Eco-Games!

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