Rencontres Internationales Cinéma et Sport de Montréal

lundi 31 mars 2008

Quand on est c....

Il se passe toujours quelque chose dans un stade de football. J’ai déjà vu des supporters de football affronter dans un stade les supporters de l'équipe adverse à coup de poings et de barres de fer. Youpie. J’avais aussi déjà vu les mêmes supporters s'en prendre à la police, aux services de sécurité ou encore aux pompiers. J’en ris encore. Parfois même, des supporters de football s’en sont pris aux joueurs en leur lançant par exemple des bouteilles, comme ce fut le cas la semaine dernière à Séville. Un spectacle délicieux. L’histoire du football est également remplie d’incidents où l’on voit des joueurs des deux équipes se battre entre eux sur le terrain. C’est toujours divertissant. Certains joueurs ont même été jusqu’à se rendre dans les tribunes pour en découdre avec un spectateur. Paf ! Je verse d’ailleurs ici une larme émue en me rappelant Cantona.
Mais nous n’avions pas encore tout vu. En tout cas pas moi. Je n’avais par exemple encore jamais vu de supporters de la même équipe se battre entre eux. Ils auraient pu y penser avant. Et bien sachez que c’est désormais chose faite grâce aux supporters de l’équipe argentine de River Plate. Merci les enfants ! C’était ce week end, une vraie merveille : Deux factions des mêmes ultras se sont affrontées dans les gradins et joyeusement. Il y aurait de nombreux blessés, dont un serait encore entre la vie et la mort….Y a pas à dire, comme chantait l’ami Georges, « Quand on est con, on est con ». Muy muy con.


lundi 17 mars 2008

Un mal récurrent

Une nouvelle affaire de racisme dans le football a fait la une des journaux français il y a quelques semaines. Le cas était particulier en ce sens que le joueur noir en question s’est rendu dans les tribunes afin de s’expliquer avec la personne à l’origine des insultes à caractère raciste dont il avait été la victime au cours du match. Et on le comprend. C’est insupportable et cela ne s’arrange pas.
Les cas de racisme dans le football sont en effet légion depuis quelques décennies. On se souvient du sinistre Mihajlovic, aujourd’hui entraîneur assistant à l’Inter de Milan, qui, alors qu’il était capitaine de la Lazio de Rome, avait dès la poignée de main initiale au début d'un match contre Arsenal, fait comprendre au Français Patrick Vieira qu’il « ferait mieux de retourner dans son arbre ». Il avait ensuite passé la rencontre entière à comparer Vieira à un primate à chaque qu’il croisait ce dernier. Je me souviens également d’un joueur suisse de couleur que le public du Stade Olympique de Lausanne traitait volontiers de « bamboulé » quand il ratait une passe. Je me souviens de Samuel Eto’o quittant le terrain de jeu à Saragosse il y a deux ans, écœuré par les cris de signes que lui adressaient les crétins du coin. Je me souviens du président du Hellas Verone qui déclarait aux médias qu’il ne pouvait se permettre d’engager un joueur de couleur car son public « ne le lui pardonnerait pas ». On se souvient de Joseph-Antoine Bell accueilli à Marseille par une pluie de bananes. On se souvient du Camp Nou de Barcelone adressant des cris de primate à Roberto Carlos. On se souvient du sélectionneur espagnol Arragonés traitant Thierry Henry de « negro de mierda ».
La liste est longue, la liste dégoûte. Et ce n’est pas prêt de s’arranger car s’il est aisé d’éviter que les supporters entrent dans l’enceinte d’un stade avec des objets dangereux (et des bananes) en les soumettant à une fouille aux entrées, la bêtise, elle, ne peut malheureusement pas être confisquée…