Mais raillons donc un peu nos amis britanniques
Le joueur français du Chelsea FC, Florian Malouda vient de déclarer que les joueurs anglais laissaient leur cerveau au vestiaire lors des matches. Je ne me permettrais pas de confirmer cela, quand bien même le football anglais et britannique en général ne passe pas par sa meilleure période. Pour preuve, le tirage au sort de l’EURO 2008 vient d’avoir lieu : Où sont nos amis anglais, écossais, gallois, irlandais du nord? Et bien ils ne sont pas là. Si la non-qualification des Écossais, des Gallois et des Irlandais du Nord n’est pas vraiment une surprise, ces équipes n’ayant jamais été des locomotives du football européen, l’absence de l’Angleterre fait jaser au pays du bœuf à la menthe. Certains médias british ont trouvé leur bouc émissaire : les trop nombreux étrangers alignés en Premier League empêcheraient les joueurs du cru de se former convenablement, ce qui expliquerait le faible niveau de l'équipe nationale. Peut-être. Peut-être pas. Il semble toutefois malheureux de s'en prendre aux étrangers car sans leur apport justement, et plus particulièrement celui de stratèges tels que Wenger, Mourinho, Benitez et j’en passe, le championnat anglais n'aurait pas autant évolué ces dernières années.
Mais il y a autre chose. Certains d’entre vous le savent peut-être, les associations britanniques de football (Angleterre, Irlande du Nord, Pays de Galle et Écosse) ont une voix prépondérante dans l’adoption des Lois du Jeu. Cette incapacité à obtenir de bons résultats au niveau international – aucun titre depuis 1966 - soulève une question : Peut-on encore décemment leur confier la gestion des Lois du Jeu? A titre de rappel, les Lois du Jeu sont les règles du sacro-saint football : Quand y a-t-il hors jeu ? Quelles sont les dimensions du terrain? Quand sortir un carton jaune? Et elles sont sous contrôle britannique pour une raison historique: le football aurait été inventé par les Anglais. Ces fameuses règles, que la plupart des supporters et joueurs de football n’ont jamais lues, ont été établies pour la première fois en 1848 à Cambridge par un collège d’écoles privées de renom désireuses d’adopter des règles uniques pour ce sport. Les Anglais, afin de s’assurer la mise en place de règles harmonisées convièrent par la suite à la table de travail leurs collègues gallois, écossais et irlandais.
Depuis lors, les règles sont édictées par ce collège, appelé IFAB (International Football Association Board) et dont la FIFA fait aujourd’hui également partie. Les décisions sont soumises au vote : une voix pour chacune des associations britanniques et quatre voix pour la FIFA, soit quatre voix pour les 201 associations nationales restantes…Mais est-il encore approprié d’accorder cette prépondérance historique à des associations dont les équipes nationales sont bien loin des meilleures nations? Il est étonnant qu’à l’heure de revoir les règles de jeu les Italiens, les Argentins ou les Brésiliens n’aient pas droit au chapitre. Isn’t it?

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